Miss France : Une ancienne reine dévoile les coulisses sombres et les scandales cachés des candidates

Publié le 9 décembre 2025 à 06:50 par Justine Moreau
Durée de lecture : environ 3 minutes
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Une ancienne Miss France révèle les tensions, le harcèlement et les règles strictes qui pèsent sur les candidates hors caméra.

Miss France : Une ancienne reine dévoile les coulisses sombres et les scandales cachés des candidates
Crédits photo : Miss France / TF1

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Dans l’imaginaire collectif, Miss France incarne l’élégance, la féérie et l’émotion, magnifiées chaque année devant des millions de téléspectateurs. Pourtant, derrière les projecteurs et les robes de rêve, la réalité vécue par les candidates est bien plus nuancée, marquée par des règles strictes, une pression constante et la crainte de l’erreur. Ce que le public ne voit pas, ce sont les coulisses où s’écrivent parfois des pages plus sombres du concours.

Un séjour en Martinique sous strict contrôle

Fin novembre, les 30 prétendantes au titre de Miss France ont débarqué en Martinique pour le traditionnel stage de préparation, chez Angélique Angarni-Filopon. Ce voyage, censé allier séances photo, immersion culturelle, répétitions intensives et épreuves de culture générale, est en réalité une étape cruciale dans la sélection des futures demi-finalistes. Tout est analysé : la prise de parole, la gestion du stress, la capacité à s’intégrer au groupe. Les équipes surveillent de près :

  • l’aisance à l’oral et la capacité à se présenter face au jury,
  • l’attitude avec le groupe et l’esprit de solidarité,
  • le respect affiché envers les membres du staff et le personnel sur place.

Les candidates doivent prouver qu’elles sont irréprochables sur tous les plans dès leur arrivée, car chaque comportement compte dans la compétition.

Rappels à l’ordre et gestion de la discipline

Alors que le séjour se déroule, la tension est montée d’un cran dès les premiers jours. "J'ai commencé à avoir pas mal de retours de différents comme quoi il y a eu des sorties de pistes", a déclaré Frédéric Gilbert devant les candidates, évoquant des incartades observées dans le groupe. Le président de la Société Miss France s’est exprimé clairement : "On ne peut pas laisser passer ça. Si on ne fait rien, dans une semaine, c'est la débandade totale". Immédiatement, les chaperonnes Aurianne Sinacola et Cécile Bados ont réuni l’ensemble du groupe pour une mise au point nécessaire.

Frédéric Gilbert a également dénoncé un certain relâchement : "J’ai mis un tour de vis. On est au quatrième jour et c’est tôt. Elles apprennent à se connaître, il y a des affinités et il y a eu aussi du laxisme chez certaines sur le respect des règles. Il a fallu remettre un cadre". Il précise concrètement ce qui a été reproché : "Quand on prend un café, on ne laisse pas traîner son gobelet. Ce n’est pas aux maquilleurs ou aux coiffeurs de ranger derrière. De même, quand le téléphone sonne pendant une activité ou le HMC (habillage, maquillage, coiffure, NDLR), on ne décroche pas". Selon lui, "Certaines n’ont pas été très polies, d’autres ont fait preuve d’un peu d’insolence."

Les candidates, conscientes de la nécessité de préserver une cohésion et un respect mutuel, prennent ce recadrage comme un rappel bienvenu, selon l’une d’elles : les chaperonnes "ont raison de remettre les pendules à l'heure, je pense qu'on avait toutes besoin de cette piqûre de rappel", tandis qu’une autre nuance : "Parfois, on se lâche un peu et ça peut être mal interprété".

Pression, attaques en ligne et enjeux sociétaux

Les tensions internes rappellent que Miss France n’échappe pas aux polémiques, dont certaines prennent une ampleur nationale. Ève Gilles, Miss France 2024, a notamment vu sa coupe courte devenir un sujet d’actualité, déclarant "La diversité, le changement peut faire peur, mais cela fédère aussi". Les Miss sont parfois confrontées à une vague de haine et d’intolérance, comme Sonia Rolland qui avait évoqué "environ 2 700 lettres d'insultes" à son encontre, ou plus récemment, Sabah Aïb, cible d’insultes racistes, et April Benayoun, confrontée à des propos antisémites sur les réseaux sociaux. Les réactions, aussi bien sur internet que dans les coulisses, témoignent de la charge symbolique et personnelle qui pèse sur les épaules de la lauréate.

Angélique Angarni-Filopon, Miss France originaire de la Martinique, a d’ailleurs confié : "Il y a presque un an, j'étais à leur place, pleine d'émotions très différentes, avec un mélange de stress et d'excitation". Mais elle a aussi traversé une période compliquée dès le début de son règne, marquée par du cyberharcèlement et des polémiques. Au point qu’elle aurait envisagé de céder sa couronne après seulement quelques semaines, comme l’explique Frédéric Gilbert : "Après la vague de harcèlement qu’Angélique a reçu depuis son élection, elle a dit il n’y a pas longtemps qu’en février, elle voulait rendre sa couronne. Elle a voulu arrêter parce que c’était trop dur, trop lourd à porter". Un proche dit même : "Chat échaudé craint l’eau froide", preuve de la méfiance qui règne envers certaines sollicitations médiatiques.

Miss France concernée Nature du scandale Conséquences
Sonia Rolland Racisme, insultes après son élection Profil bas et silence médiatique
April Benayoun Antisémitisme en ligne Condamnations judiciaires des auteurs
Sabah Aïb Harcèlement raciste Plainte déposée par SOS Racisme
Ève Gilles Débat sur sa coupe de cheveux jugée atypique Polémique et prise de parole sur la diversité
Angélique Angarni-Filopon Cyberharcèlement massif et polémiques Volonté de quitter son titre prématurément

Soutien renforcé et nouvelle organisation

Pour aider les futures lauréates à affronter ces tempêtes médiatiques et humaines, une nouvelle mesure a été mise en place : la désignation d’une marraine pour la Miss élue. Camille Cerf précise : "Le but, c'est lui apporter de la bienveillance, du soutien, de l'accompagnement, de l'aider à vivre au mieux cette année. Qu'elle soit un vrai tremplin qui lui serve toute la vie". Elle ajoute : "On est très jeune, on nous pose des questions sociétales auxquelles on n'a pas forcément de réponse à donner. (...) Le but, c'est de la préparer à ça... ou de dissuader un peu les journalistes d'aller sur ces terrains-là si elle ne se sent pas à l'aise."

Miss France reste bien plus qu’un simple concours de beauté : c’est une aventure intense, exigeante, qui continue de se confronter aux évolutions de la société et de révéler, loin des projecteurs, la complexité de ses héroïnes de l’ombre.

Justine Moreau

A propos de l'auteur : Justine Moreau

Je m'appelle Justine, j'ai 24 ans et je viens de Lyon. Je fais partie de la rédaction TV Star et suis plus particulièrement les émissions voyage, cuisine mais aussi des divertissements où des experts viennent en aide aux participants : immobilier, restauration, amour, etc.

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