Congé de naissance 2026 : comment éviter le piège du calendrier pour préserver vos droits parentaux ?
Publié le 2 janvier 2026 à 08:33 par Justine MoreauDurée de lecture : environ 2 minutes
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Un congé de naissance inédit fera son entrée en 2026, avec un calendrier décalé à anticiper pour ne pas perdre vos droits de parent.
En 2026, un nouveau congé de naissance est promis aux futurs et jeunes parents, suscitant de nombreuses interrogations quant à ses modalités d’application. Les annonces successives et l’entrée en vigueur différée du dispositif nourrissent un certain flou autour de ce nouveau droit. Petit décryptage pour comprendre ce qui vous attend si vous accueillez un enfant en 2026.
Un congé inédit qui s’ajoute aux dispositifs existants
Présenté en janvier 2024 et adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en novembre 2025, ce congé de naissance vient compléter l’arsenal des droits parentaux. Destiné à tous les salariés qui deviennent parents d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026, ce congé entend rééquilibrer la répartition du temps dédié au nouveau-né entre les deux parents et soutenir la natalité.
Ce nouveau congé ne remplace ni le congé maternité, ni le congé paternité, ni le congé parental d’éducation, mais s’ajoute à ceux-ci. Durant son application, le contrat de travail est suspendu, tout en maintenant les avantages acquis. La période est également comptabilisée pour l’ancienneté et garantit un retour dans l’emploi au terme du congé.
Un calendrier d’application à bien anticiper
Le congé est prévu pour tous les enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026, mais il ne sera effectivement accessible qu’à compter de l’été 2026, autour du mois de juillet. Cette temporalité particulière peut prêter à confusion. En effet, comme l’a souligné la ministre de la Santé, il s’agira d’une mise en œuvre "dégradée" au démarrage.
Pour ne pénaliser aucune famille, un dispositif transitoire est prévu pour les parents concernés par des naissances ou des adoptions en début d’année 2026, avant l’opérationnalité pleine du congé. Ainsi, ils disposeront d’un délai exceptionnel jusqu’à la fin 2026 pour déposer leur demande de congé dès son entrée en vigueur. À titre d’illustration, un parent dont l’enfant naît en février 2026 pourra demander son congé à l’automne et bénéficier de ce délai jusqu’à décembre. Pour les naissances survenues après l’été, un délai de neuf mois pour poser leur congé sera instauré à compter de l’arrivée de l’enfant, sous réserve de la publication des décrets d’application qui viendront préciser ces points.
Durée, indemnisation et conséquences pour les salariés
Selon les dernières discussions parlementaires, chaque parent aurait la possibilité de bénéficier d’un ou deux mois de congé, à sa convenance. Côté indemnisation, le premier mois serait rémunéré à hauteur de 70 % du salaire net, puis 60 % pour le second, sous réserve de l’adoption définitive des textes d’application.
| Point clé | Modalités |
|---|---|
| Bénéficiaires | Salariés, naissance ou adoption à partir du 1er janvier 2026 |
| Ajout aux congés existants | Oui, le congé vient en complément du congé maternité, paternité et parental |
| Application effective | Été 2026 (transitoire possible pour naissances/adoptions de janvier à juillet) |
| Durée du congé | 1 ou 2 mois par parent, au choix |
| Indemnisation | 70 % du net le premier mois, 60 % le second |
| Ancienneté | Durée du congé assimilée à du travail effectif |
| Délai de prise | Jusqu’à la fin 2026 pour les situations transitoires, 9 mois après la naissance/adoption ensuite |
Ce nouveau congé de naissance devrait donc constituer un atout supplémentaire pour les familles, à condition de bien anticiper son calendrier d’application et de se tenir informé des modalités qui seront confirmées prochainement par décret.