Nouvelle taxe assurance 2026 : les Français épinglés pour les dégâts des émeutes

Publié le 23 décembre 2025 à 10:15 par Julien Prétot
Durée de lecture : environ 2 minutes
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Une taxe de 5 % sur les assurances, prévue en 2026, suscite colère et inquiétudes face à une mesure qui fait payer les Français pour les troubles récents.

Nouvelle taxe assurance 2026 : les Français épinglés pour les dégâts des émeutes
Crédits photo : Photo d'illustration / TV Star

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Le projet de budget pour 2026 prévoit l’introduction d’une nouvelle taxe de 5 % ciblant les contrats d’assurance en France. L’objectif affiché de ce prélèvement supplémentaire est de financer les dépenses découlant des récentes émeutes et autres troubles ayant touché l’ensemble du territoire. Cette mesure impactera aussi bien les particuliers que les entreprises ou les collectivités. La taxe viendrait alimenter un fonds similaire à ce qui existe déjà pour les catastrophes naturelles ou les actes de terrorisme.

Une taxe qui suscite de vives réactions

Cette initiative gouvernementale, entérinée par le Sénat via un amendement adopté le 18 décembre, soulève déjà de nombreuses protestations. Lors d’un débat sur un plateau télévisé, l’annonce a fait bondir une auditrice, Angélique. S’indignant face à cette nouvelle surtaxe, celle-ci s’est exclamée : « Mais c'est une plaisanterie, c'est une plaisanterie », avant de pointer du doigt ce qu’elle considère comme une mauvaise gestion de l’État. Elle s’interroge : « Est-ce que nous, tous les citoyens français, on est obligés de payer une taxe supplémentaire sur notre assurance par rapport à tous ces petits cons, entre guillemets, qui foutent le bordel ?». Estelle Denis, présente lors de l’échange, lui répond : « Alors, il n'y a pas que des petits cons, Angélique, parce que, par exemple, il y a eu les gilets jaunes et c'était pas que des petits cons ».

« Est-ce que c'est à nous de payer ça ? »

Si Angélique reconnaît que le mouvement des gilets jaunes était initialement bien organisé, elle regrette toutefois que « la fin ça se soit mal terminé ». Elle insiste sur le fait que cette nouvelle taxe incomberait directement aux citoyens lors de tels événements et s’interroge à voix haute : « Est-ce que c'est à nous de payer ça ?». Face à elle, Estelle Denis confirme que la taxe devrait bien s’appliquer, expliquant : « Les sénateurs disent que oui, parce que cette surprime est votée ». Craignant que ces fonds ne soient pas entièrement utilisés à bon escient, Angélique exprime ses réserves, en formulant : « Moi, ce qui me fait un petit peu peur… c'est que ça parte comme la journée de solidarité pour les papillomanies et pour les personnes handicapées ». Elle interpelle ensuite : « Est-ce que tout l'argent de la journée de solidarité part dans les hôpitaux et dans les EHPAD ? C'est pas sûr, quand on voit l'état des hôpitaux et des EHPAD ».

Un sentiment de ras-le-bol face à l’impuissance des pouvoirs publics

Cette frustration s’est également retrouvée sur un autre plateau de débat, où l’animateur Olivier Truchot a lâché : « Les casseurs cassent et les Français paient la facture ». Il poursuit en dénonçant cette nouvelle ponction sur les assurés : « Il y a une volonté de nous faire payer les dégâts… Parce que l'État n'est pas capable de maintenir l'ordre dans les rues. Notamment avec cette doctrine de ne pas aller au contact et laisser casser pour éviter le grabuge humain ».

François Beaume, expert en gestion des risques, juge pour sa part s’agir d’« une mauvaise nouvelle », estimant que cette décision constitue « une réponse aveugle qui ne mise pas sur la prévention ». Il regrette également la tendance à « déresponsabiliser les acteurs de la prévention et à faire peser sur le contribuable le financement d'un risque qui va devenir incontrôlé ».

Tableau récapitulatif des points-clés

Nouvelle mesure Objectifs Réactions
Taxe de 5 % sur les contrats d’assurance à partir de 2026 Créer un fonds pour couvrir les dégâts liés aux émeutes et troubles récents Forte contestation, sentiment d’injustice, doute sur la gestion des fonds
S’appliquera aux particuliers, entreprises et collectivités Modélisation sur les fonds existant pour catastrophes naturelles/terrorisme Scepticisme sur l’efficacité, peur d’un précédent pour d’autres taxes similaires

Entre mécontentement populaire et inquiétudes sur la finalité de cette taxe, la question du financement des conséquences des troubles sociaux reste ouverte et suscite de vifs débats.

Julien Prétot

A propos de l'auteur : Julien Prétot

Julien Prétot, surnommé « Monsieur bon plan », est le nouveau responsable des rubriques Conso, Maison et Santé chez TV Star. Issu de grands médias, il adore dénicher les meilleures astuces pour consommer malin et faciliter le quotidien de nos lectrices. Passionné par l’innovation et toujours à l’affût des promos, il partagera régulièrement ses trouvailles et ses conseils futés.

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